Guinée-Bissau : Archipel des Bijagos

Site classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, ce groupe d’îles oubliées du tourisme se démarque par la luxuriance de sa biodiversité et par l’authenticité culturelle des Bijagos.

88 îles et îlots classés

Réserve de Biosphère de l’UNESCO depuis 1996, l’archipel est aussi inscrit à la liste des 200 écorégions du WWF.

La Guinée-Bissau est une ancienne colonie portugaise (1973) et faisait partie de la dénommée « côte des esclaves ». En marge, un peuple a résisté aux influences des colons et conserve encore ses traditions séculaires : les Bijagos.

Ils peuplent 23 îles de l’archipel et sont un peu plus de 20 000 (sur 27 000 habitants au total). La capitale, Bubaque, est la seule ville reliée au continent par le ferry public passant une fois par semaine, comme dans la ville la plus australe de la planète que nous connaissons bien : Puerto Williams (Chili). L’isolement y est donc important et permet aussi bien la préservation des coutumes que de la biodiversité.

Les Bijagos vivent principalement de l’agriculture. L’activité est tournée vers la production d’huile de palme et l’extraction du vin de palmier, dans des palmeraies où cohabitent antilopes rayées, chevreuils, singes, etc. La pêche, malgré des ressources exceptionnelles, n’y est pratiquée qu’à l’échelle de la subsistance, tout comme la pêche à l’estran réalisée par les femmes. Parmi les mets à goûter (et ne pas manquer!) : la cigale de mer, d’une saveur plus subtile que la langouste. L’artisanat y est aussi très riche, l’esthétisme et les techniques variant d’une île à l’autre, que ce soit pour le matériel de pêche, les outils, les paniers, les masques et plusieurs types d’armes.

Une société matriarcale

Les femmes gèrent l’économie, la loi, les fonctions religieuses (prêtresses nommées baloberas) et le foyer. Ce sont aussi elles qui sont à l’initiative des jeux de séduction et le conjoint choisit est forcé d’accepter.

L’île Canhabaque est habitée par un groupe matriarcal respectant les coutumes anciennes et réservent toujours un accueil chaleureux. Les visiteurs y sont rares et c’est avec une grande hospitalité et beaucoup de curiosité que le voyageur est remercié de son passage.

Chaque île habitée a son village avec ses traditions et ses cérémonies propres. Selon leurs croyances, les îles inhabitées par l’homme le sont par les esprits. Bien que des cérémonies puissent s’y dérouler parfois, une attention particulière est de mise pour ne pas rompre le fragile équilibre de la vie des ces esprits. Aucune construction n’y est réalisée.

Dans la forêt de l’île Poilao se déroule le rituel initiatique des jeunes hommes appelé « fanado ». Il est secret et dure plusieurs mois, le temps de permettre aux anciens de transmettre leurs savoirs aux plus jeunes, perpétuant ainsi la tradition de génération en génération.

Une profusion de vie animale

Sur cette même île viennent pondre chaque année près de 2500 tortues vertes de mer. Venues parfois de loin, comme de Mauritanie, ces femelles s’y rendent d’août à février pour déposer leurs oeufs là où elles sont nées. Cet endroit correspond au plus grand site de ponte d’Afrique de l’Ouest. Parmi les huit espèces de tortues du monde, cinq fréquentent les plages de l’archipel!

Les 10 000 km² de l’archipel comprennent 1600 km² de bancs de sable, de mangroves et de vasières. Ces étendues sont propices aux oiseaux : 1 000 000 d’oiseaux migrateurs y passent chaque année et font de ce lieu le deuxième plus grand site ornithologique d’Afrique de l’Ouest. Parmi les espaces notables se trouve l’aire marine protégée d’Umok, prisée par plus de 180 000 spécimens répartis en une quatre-vingt-dizaine d’espèces venues du nord de l’Europe et de Sibérie. Les sternes, voyageuses au long cours, affectionnent particulièrement l’île de Cavalos, venant y installer plus de 20 000 nids pour élever leur progéniture. 

L’archipel des Bijagos héberge aussi plusieurs espèces rares, voire en voie d’extinction et protégées par des traités internationaux. le lamantin, le crocodile, le dauphin, de nombreux oiseaux migrateurs et l’hippopotame. Ce dernier se rencontre surtout sur l’île d’Orango, mais aussi le long des rives et entre les îles.

Nous vous offrons une occasion unique de naviguer dans cet archipel et d’y découvrir ses merveilles

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